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le Vendredi 2 mai 2008 0:00 Divers

Le pouce en l’air

Le pouce en l’air
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Il existe une panoplie de moyens de voyager, sur la terre comme dans les airs. Il est d’ailleurs rare que ceux-ci ne coûtent rien. Par contre, une de ces façons de se déplacer s’avère être très économique, vous l’aurez probablement deviné, il s’agit de l’auto-stop, ou communément appellé le pouce.

Le pouce est un moyen de bouger facile, mais comme toute chose il y a des avantages et des désavatanges. Tout d’abord, il faut être patient lorsqu’on s’engage à se déplacer ainsi, car des fois le pouceux sera confronté à attendre plusieurs heures avant d’être pris par un automobiliste. C’est donc à ce moment que le sens de l’observation devient important, car quoi de mieux que de regarder et découvrir ce qui nous entoure afin d’aider à passer le temps. Ensuite viennent les rencontres, car la plupart des gens qui embarquent les auto-stoppeurs sont très sympathiques. Souvent les discussions sont très intéressantes, les deux individus peuvent apprendre beaucoup l’un de l’autre sans même se connaître. Les sujets abordés sont, la plupart du temps, différents des sujets de tous les jours, et c’est ce qui rend le tout si intéressant, le partage. De plus, le pouce permet de voyager loin et longtemps, traverser le Canada par exemple n’est pas si difficile que cela, bien au contraire. Il est aussi possible de voyager seul ou à deux, bien que deux gars ensemble se trouvent à être légèrement moins rapide, et encore là. C’est selon moi un grand avantage de voyager à deux, le temps semble moins long, il est possible d’échanger sur le bord de la route, et cela assure aussi une plus grande sécurité.

Par ailleurs, comme je l’ai mentionné ci-dessus, il n’y a pas que des avantages. La météo peut être l’un de ces défis que rencontrent les pouceux. Être sur le bord de la route pendant un orage n’est jamais très apprécié, le pouceux devient trempé de la tête aux pieds et son sac devient des plus humides, ce qui corse le reste du voyage. Sans parler de l’hiver, je crois qu’il est assez évident que cette saison n’est pas la plus adaptée au pouce. Après la météo vient le grand défi, la patience. Il peut être très difficile pour le moral d’attendre sur le bord de la route pendant cinq ou six heures de suite, surtout lorsque les automobilistes sont incroyablement nombreux. Une fois, je me suis mis à les compter, au bout de 15 minutes j’étais déjà rendu à 134; je n’ai jamais recommencé. Il peut aussi arriver que le conducteur qui s’arrête ne soit pas très agréable. Bien qu’il se donne la peine de prendre le pouceux, il est possible que son attitude soit dérangeante, que les sujets amenés rendent inconfortable, heureusement cela ne m’est presque jamais arrivé. Alors, voilà pour les désavantages, j’ai beau essayer d’en trouver plus, mais rien d’autre ne me vient en tête.

Je conclurai avec certaines règles à suivre en tant qu’auto-stoppeur, quelques conseils personnels. Peut-être que je me trompe, mais pousser la nuit n’est jamais une bonne idée, c’est dans ces moments-là que le risque d’être prit par un conducteur «mauvais» est plus élevé. Il faut penser à deux fois avant d’accepter une offre de nourriture ou de boisson quelconque, bien que les chances soient minimes, il n’est pas impossible que ceux-ci contiennent des drogues. Une dernière règle, la plus importante, sourire à belles dents aide beaucoup à être embarqué par un automobiliste.

Sur ce, la prochaine fois où vous verrez un pouceux, embarquez-le, ça sera peut-être moi 😉