Le club montréalais traverse une période difficile. Pourtant, on ne devrait pas être surpris puisque d’importantes lacunes étaient observables dans le jeu de l’équipe depuis le début de la saison. Malgré son bon début de saison, il n’y a une semaine ou je ne notais les lacunes défensives du club. Le 20 octobre dernier, j’écrivais ce qui suit : « C’est probablement le signe d’un grand club que de pouvoir empiler les victoires malgré des faiblesses évidentes dans la performance de l’équipe. À moins que ce ne soient les signes précurseurs d’un déclin prévisible du club au cours de la saison ». Eh bien, ce déclin, il est venu pas mal plus vite que je pensais.
Au cours des sept derniers matchs, le club n’a remporté que 2 victoires et subi cinq défaites dont une en prolongation. Durant cette séquence, ils ont compté 16 buts, mais en ont accordé 21.
Nous avons certes assisté à deux contre-performances des deux jeunes gardiens, Halak et Price. Mais c’est le jeu défensif du club qui a fait défaut, comme cela a été le cas depuis le début de la saison. Pas étonnant que cela ait rattrapé les deux jeunes gardiens qui doivent exceller pour permettre à l’équipe de gagner.
Appui des joueurs d’avant
Le jeu défensif d’une équipe dépasse la simple performance des défenseurs et des gardiens de but. Sauf en cas de punition, il y a normalement six joueurs sur la glace et le soutien des joueurs d’avant est aussi une partie importante du rendement défensif d’une équipe. En début de saison, l’arrivée de Lang avait incité Carbonneau à abandonner le concept d’une ligne purement défensive. Avec trois trios capables de compter des buts, la théorie voulait que le Canadien gagne à combattre le feu avec le feu, c.-à-d. jouer un trio offensif contre le meilleur trio offensif de l’équipe adverse.
Malheureusement, ça ne fonctionne pas très bien dernièrement. J’ai surtout noté la faiblesse du duo Koivu-Tanguay lorsque la pression de l’équipe adverse se fait en territoire du Canadien. Le rendement offensif des deux joueurs est excellent, mais il faut avouer qu’ils en arrachent lorsque confrontés à un intense échec avant d’équipes comme les Bruins ou les Flyers.
Autre constatation, après un simple bon match, l’ensemble des joueurs d’avant ont tendance à mal appuyer leurs défenseurs, oubliant trop souvent leurs replis défensifs en espérant une relance de l’attaque.
Le jeu de puissance
De bon premier l’an dernier à presque dernier (27e rang), le jeu de puissance ne répond plus. De plus en plus d’amateurs demandent une transaction pour acquérir un défenseur qui remplacerait Streit à la pointe. Avant de prendre cette direction, je crois que Carbonneau va plutôt essayer différentes combinaisons. Pour moi, il y a un aspect important à retenir du jeu de puissance des deux dernières années avec Souray et Streit. Ces deux joueurs de pointe possédaient certes de bons lancers au filet, mais ils se retrouvaient souvent à être encadrés par Kovalev à leur droite et Markov à leur gauche, deux excellents joueurs pour distribuer la rondelle. Je ramènerais plutôt Markov du côté gauche en insérant à l’autre pointe un joueur d’avant lançant de la gauche.
