Pétrolières à bord de l’Amundsen
Des pétrolières ont défendu, le 15 février, leur utilisation d’un vaisseau de la Garde côtière canadienne à des fins d’exploration gazière dans la mer de Beaufort.
Devant un comité parlementaire, des représentants des pétrolières BP et Imperial Oil ont affirmé avoir déboursé respectivement 9 et 11 millions de dollars pour des travaux de recherche menés à bord du brise-glace Amundsen, principale plate-forme de recherche du réseau interuniversitaire ArcticNet.
Pour les pétrolières, cette collaboration avec le réseau ArcticNet est dans l’intérêt supérieur des Canadiens. Ils estiment que les données recueillies permettent une meilleure connaissance de l’écosystème marin de la mer de Beaufort.
« Nous avons travaillé en collaboration avec ArcticNet et notre objectif était d’améliorer la connaissance scientifique et environnementale de la mer de Beaufort », s’est défendu le géologue Michael Peacock d’Imperial Oil, devant le comité permanent des pêches et des océans de la Chambre des communes.
Imperial Oil affirme avoir conclu une entente de cinq ans avec l’Université Laval de Québec qui chapeaute le consortium ArticNet.
Limite de crédit
Le projet de loi d’initiative privée du député de Western Arctic, Dennis Bevington, a franchi une étape de plus vers son adoption. Le 17 janvier, le projet visant à augmenter la limite d’emprunt du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a été adopté en seconde lecture.
S’il va de l’avant, se projet de loi fixerait la limite d’emprunt territoriale à 70 % des revenus annuels du gouvernement. Ainsi, selon ce calcul, le GTNO aurait pu emprunter cette année approximativement 900 millions de dollars, sensiblement plus que la limite d’emprunt actuelle fixée par décret fédéral à 575 millions de dollars.
Le projet a obtenu l’appui d’une majorité de députés, surtout du côté des banquettes de l’opposition, les députés conservateurs ayant massivement rejeté la proposition.
Durant le débat législatif, la députée conservatrice Shelly Glover, secrétaire parlementaire des Finances, a vivement critiqué le projet de loi, affirmant qu’il s’agissait d’une initiative « paternaliste » et accusant le député Bevington de ne pas avoir consulté le gouvernement des TNO. Elle a cité à sa défense des députés territoriaux proches du Parti conservateur.
Assemblée dénée
La Nation dénée est réunie à Dettah, cette semaine, pour discuter de la dévolution.
La rencontre d’urgence survient à la suite de la signature, fin janvier, d’une entente de principe sur la dévolution de pouvoir similaire aux provinces entre les gouvernements territorial et fédéral. Alors que les Inuvialuit et la Nation métisse des TNO se sont ralliés au texte, les organisations membres de la Nation dénée ont massivement rejeté ce qu’elles considèrent être une entente négociée à leur insu.
Le premier ministre des TNO, Floyd Roland, affirme que le seul moyen pour les Dénés de rejoindre les négociations sur la dévolution est de parapher l’entente de principe. Il exclut toute modification à l’entente bilatérale.
Les discussions de Dettah doivent déterminer quelles actions les Dénés entreprendront pour influencer les négociations à leur avantage. La possibilité d’entreprendre un recours judiciaire pour faire invalider l’entente de principe a été évoquée.
L’assemblée extraordinaire a lieu du 23 au 26 février.
Le chef national de l’Assemblée des Premières nations, Shawn Atleo, devait prendre part à la rencontre jeudi. Le député de Western Arctic, Dennis Bevington, doit également prendre la parole.
