Les ravages causés par la peste noire en Europe avaient commencé en 1347 dans les ports de Marseille et de Sicile et atteignent leur apogée entre 1348 et 1351. Le nombre de morts dus à la peste noire est estimé en France à environ sept millions d’habitants, principalement à Avignon et à Paris, et à Florence à environ 100 000 personnes en 1348.
Après les ravages de la peste noire, Florence renforce ses structures sociales dominées par des guildes de métiers connues sous le nom d’Arti di Firenze (Arts de Florence), qui n’étaient pas des associations d’artistes au sens moderne du terme, mais des corporations de métiers divisées en Arti majeures et Arti mineures, parmi lesquelles l’Arte del Cambio (banquiers et changeurs d’argent) et l’Arte della Lana figuraient parmi les plus puissantes, administrées par les familles Médicis, Strozzi, Albizzi et Alberti.
Ces corporations avaient des gouvernances indépendantes, munies de règles strictes, parmi lesquelles l’interdiction d’exercer leur métier à l’extérieur de Florence, à l’exception de l’Arte del Cambio, qui était aux mains de la maison des Médicis et qui possédait des filiales bancaires dans plusieurs républiques italiennes, ainsi qu’à Avignon, Bruges et Londres.
Les chefs de la maison des Médicis font partie principale de la gouvernance de Florence, d’abord comme pouvoir de facto (sans titres officiels, 1434-1532), puis comme ducs héréditaires de Florence (1532-1564, marquant la fin de la République et l’installation d’une monarchie héréditaire). Florence devient alors un État centralisé. Finalement, ils gouvernent Florence comme grands-ducs de Toscane (1569-1737), pratiquement tout au long de la Renaissance.
Parmi les corporations des Arti de Florence, la maison des Médicis est reconnue pour investir son capital en devenant mécène des arts : peinture, sculpture, chorégraphie et architecture à Florence. Parmi les artistes les plus connus figurent Donatello, Filippo Botticelli, Sandro Botticelli, Léonard de Vinci, Michel-Ange et Raphaël.
Parmi les membres de la dynastie des Médicis, Laurent de Médicis, dit le Magnifique, se distingue par ses habiletés comme poète et diplomate, qui renforcent la relation entre la maison des Médicis et la maison des Valois, qui gouvernait la France. Son petit-fils, Laurent II de Médicis, marie sa fille Catherine Maria Romola de Médicis au prince Henri II en 1533, qui devient reine de France en 1547.
