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le Vendredi 17 septembre 2004 0:00 Divers

Laissez-moi rêver

Laissez-moi rêver

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On sait tous que ça fait partie de notre vie et qu’on doit maintenant composer avec ça. On sait tous que c’est monstrueux et que ça dépasse l’entendement. On sait tous que même s’il y a des raisons profondes à ces actes de barbarie, jamais ça ne les justifiera. Un journal français titrait, après le massacre des enfants en Russie, à peu près ça : Mais quelle sorte d’enfer a réussi à nous vomir de tels monstres? Je trouvais ce titre pertinent, car il décrit l’horreur ressentie par tant de monde. Des fois, ça fait du bien de se venger… avec des mots. Bien douce vengeance par rapport aux crimes commis.

Mais j’ai dit ne pas vouloir en parler. C’était plus fort que moi. C’est fini, passons aux rêves. Oui, je voulais m’aventurer à parler de rêves, pas de façon scientifique, ni psychologique ou analytique, mais de façon légère, pour s’amuser un peu.

Qui ne s’est réveillé un jour avec un sentiment bizarre, avec l’impression de sortir d’une situation ou d’un monde particulier. Et soudain, voilà, c’est revenu. Vous vous souvenez de votre rêve, et tout s’éclaire. Il ne fait pas croire que seuls les cauchemars laissent un sentiment au réveil. Les autres rêves aussi laissent leur marque. Et j’ai envie de partager avec vous ce rêve fou que j’ai fait il y a bien des années, et dont je me souviens comme si je l’avais fait hier, car je l’ai souvent raconté, et raconté. Et il me fait encore rire. J’espère qu’il vous déridera aussi.

Ça se passait sur un quai, je ne sais où, et je regardais quelqu’un pêcher. Et à mon étonnement, la personne a sorti de l’eau un gros poisson jaune orange, avec une peau qui ressemblait à du cuir verni, la tête pointue, une bête, croyez-moi. J’étais tout bonnement estomaquée de voir la chose, et je m’approche du pêcheur pour lui demander le nom de ce poisson. Il me dit : « C’est un go pench», que j’entends. «Un quoi?» que je lui demande. Il répète : « Un go pench ». Je lui demande de m’épeler le nom, et il épelle g o p e n c h. Et je me suis mise à rire, et à rire. Je me suis éveillée en riant. Et je ris encore, quand je pense au nom de ce poisson, et que je le vois, car j’ai beau vous le décrire, moi, je l’ai vu de mes yeux vu, le go pench de mon histoire. Et vous ne le verrez jamais.

Le subconscient n’est-il pas quelque chose de merveilleux, d’inventer ainsi des mondes, des mots, des atmosphères, des objets! Le rêve dépasse en couleurs, en inventions et en créativité l’imagination la plus débridée. Je suis certaine que le fait de vous conter ce rêve vous a rappelé certains rêves que vous avez faits, et qui vous ont fait rire, pleurer, avoir peur, etc. Dommage que les cauchemars sont souvent les rêves dont on se souvient le plus. Mais que dis-je dommage? Ils sont sans doute là pour nous faire part de quelque chose. Sans doute!

Et les rêves ne nous permettent-ils pas d’inventer des mondes meilleurs, des mondes sans terroristes, des mondes sans monstres tueurs, des mondes où les humains ne s’entretuent pas à qui mieux mieux.

Je me demande tout de même par quelles sortes de rêves étaient hantés les pauvres petits enfants retenus prisonniers par des monstres, il y a deux semaines. Réussissaient-ils à oublier leur situation dans un rêve où le monde était meilleur ou ce rêve était peuplé de terroristes qui tuent et torturent? Je vous laisse répondre, car j’ai peur de m’aventurer sur ce terrain glissant. Et comme vous le constatez, je n’ai pas pu faire autrement que de revenir sur la question du terrorisme. Je vous laisse à vos rêves, et je reprends les miens là où je les avais laissés. Bonne semaine!

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