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Le 24 aout 2026, Mark Carney a annoncé un investissement de plus de 11 milliards $ pour la construction de six nouveaux brise-glaces destinés à la Garde côtière canadienne. Ce financement, présenté comme historique par le gouvernement fédéral, « contribuera au développement de l’industrie canadienne de la construction navale, renforcera la capacité à maintenir ouvertes les voies commerciales essentielles et consolidera l’autonomie stratégique. »
C’est dans un contexte d’incertitudes géopolitiques que le premier ministre Mark Carney a indiqué, lors d’une conférence de presse, que le Canada changeait de cap. Alors que les relations commerciales existantes sont mises à l’épreuve et sans jamais noter les États-Unis, le premier ministre a assuré que le gouvernement n’allait pas rester les bras croisés.
« Nous agissons rapidement, saisissons de nouvelles occasions et réduisons notre dépendance à l’égard d’un seul partenaire », a-t-il déclaré.
Le contrat de construction navale signé avec l’entreprise Davie, au Québec, permettra de renforcer les capacités à maintenir ouvertes les voies commerciales essentielles et consolidera l’autonomie stratégique du Canada, selon M. Carney.
Entre le Saint-Laurent et l’Arctique
Les six brise-glaces remplaceront les brise-glaces lourds et moyens de la flotte actuelle de la Garde côtière canadienne. Ces navires sillonnent les eaux du Canada atlantique et du Saint-Laurent en hiver et celles de l’Arctique tout au long de l’été. En plus d’ouvrir les voies maritimes vitales, ces navires répondent aux appels de détresse et viennent en aide aux bateaux prisonniers des glaces. Le calendrier de construction est prévu en 2027 et l’ensemble de la flotte devrait être en service d’ici 2038.
Selon David McGuinty, ministre de la Défense nationale, la sécurité économique et la souveraineté du Canada dépendent de la faculté du Canada à maintenir les voies navigables ouvertes et sures.
« Ces six brise-glaces assureront la continuité des échanges commerciaux canadiens, renforceront notre présence dans l’Arctique et fourniront à la Garde côtière canadienne les moyens dont elle aura besoin pendant les décennies à venir.
Construits ici, à Lévis, par des travailleurs canadiens et à partir d’acier canadien, ces brise-glaces sont un investissement dans notre souveraineté, dans notre force industrielle et dans notre avenir », a-t-il soutenu.
En 2025, le gouvernement du Canada avait déjà attribué un contrat de 3,25 milliards de dollars à Davie pour la construction du Polar Max, qui sera l’un des brise-glaces lourds les plus puissants et les plus performants au monde.
Pour Alex Vicefield, président et directeur général du groupe Inocea, société mère de Davie, ce contrat marque un tournant non seulement par son envergure, mais aussi dans la façon dont les navires sont aujourd’hui construits. « La réalisation de plusieurs navires d’une même classe permettra à nos équipes de perfectionner continuellement leurs méthodes, d’acquérir de nouvelles compétences et de gagner en productivité d’un navire à l’autre. Le Canada en retirera des avantages concrets grâce à une plus grande efficacité et à une réduction des couts tout au long du programme », pense-t-il.
Qui aux manettes de la construction ?
Situé au Québec depuis 1825, Davie est un concepteur et un constructeur de navires spécialisés et essentiels, tels que des brise-glaces, des traversiers et des navires de guerre, destinés à des clients gouvernementaux et commerciaux. Davie fait partie d’Inocea, un groupe mondial de construction navale qui exploite cinq grands chantiers navals au Canada, aux États-Unis et en Finlande.
